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Blog étudiant en médecine, externe, interne , carabin

Psychiatrie

Là bas.

Les rayons du soleil pénétraient timidement à l'intérieur du grand bâtiment où les murs bleus pastels servaient de refuge à tout ces gens. Une grande salle vide et froide aux dimensions exagérées où ils déambulaient jusqu'à épuisement.

Je me suis adossée contre la vitre transparente laissant le froid pénétrer ma peau, profitant de ce moment pour les observer longuement avec un sentiment de honte et de culpabilité dont je ne parvenais pas à me débarasser.

Ils erraient dans cette prison triste et froide, les bras ballants et les yeux vers le ciel, chacun d'eux dissimulant une sombre histoire. On ne pouvait pas capter leurs regards plus de quelques secondes. Ils ne parvenaient pas à fixer quelque chose. Ils ne semblaient même plus souffrir de l'enfermement et je me demandais à quoi ils pouvaient bien penser toute la journée dans ces mêmes murs.

Des animaux enfermés en cage, que j'examinais et analysais avec le même enthousiasme qu'une petite fille allant au zoo pour la première fois. Leurs visages me paraissaient inexpressifs et hermétiques à toute émotion, caractéristiques de l'imprégnation aux neuroleptiques. Des êtres impénétrables, contre lesquels je me heurtais, sans réussir à comprendre comment ils avaient pu en arriver là. Des corps blessés et dominés par une âme malade et dissociée. Des fantômes qui rasaient les murs. Des ombres de ce qu'ils étaient avant.

Je suis restée sur mes gardes, mal à l'aise et ne sachant quelle attitude adopter face à cette situation déconcertante. Je voulais juste qu'elle ouvre enfin la porte pour que je puisse me réfugier dans ce petit bureau à l'abri de cette souffrance qui me grignotait.

 

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