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Blog étudiant en médecine, externe, interne , carabin

Post-ENC

 

Il m’est impossible de décrire l’horreur cérébrale et psychique de cette semaine. Je ne trouve aucun mot pour la raconter.

La semaine dernière, les papiers usés et colorés ont glissé entre mes doigts, le temps d’apercevoir quelques mots clés sans vraiment les imprimer. Je me suis contentée de la photographie rétinienne, plus facile à supporter que d’arrêter. Et j’ai continué.  A peine levée, un tas de papiers infini m’attendait. Je les ai tous terminé un par un frôlant l’œdème cérébral.

 Vint alors la prise de conscience, violente et douloureuse,  de l’état de mes connaissances.  Bâties avec acharnement toute l’année, il ne restait que des ruines. Un gouffre interminable. 

 

Finalement je n'en ai pas eu vraiment besoin et je ne cesse de me répéter : "Tout ça, pour ça!" Un incroyable gachi.

Comme on pouvait s'y attendre, je ne suis pas contente de ma performance. Mais pas du tout. J'ai très mal géré mon temps et mon stress. Les sujets étaient atypiques mais je ne les ai pas trouvé spécialement difficiles. Juste bizarres. Mais quand même passer l'internat sans pédiatrie, rhumato, ophtalmo, ORL, psychiatrie, c'est déroutant.

Aucune question fermée cette année. Ce à quoi je m'étais préparée comme tous les autres.

J'ai jeté tout mes sujets parce qu'en grande masochiste je serai capable de les regarder et de les refaire.

Le pire dans tout ça, c'est que je ne suis absolument pas libérée. Je n'arrive pas à prendre conscience. Syndrome de stress post traumatique. J'angoisse encore plus qu'avant ne croyant pas du tout à la victoire finale; figée, repensant à mes oublis idiots et mes changements voués à l'échec.

Je serai très loin au moment des résultats et c'est mieux comme ça. On verra bien. Vivement le 3 juillet, au moins je serai définitivement fixée.

 

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